Quelques interventions des participants

Exposition de nos produits

Une exposition des produits fabriqués par l’Ong Kartieca à partir des fruits des arbres du grand nord (le Karité et le Neré) a eu lieu au domicile de la présidente de l’Ong. Nous avons recueilli quelques propos des participants à cette exposition.
 
Mme Kone Ouattara Ahoua, Présidente du réseau Réseau des Organisations Féminines pour le Développement des Grandes savanes (ROFEDES) :
« Aujourd’hui, nous sommes très fière d’arriver à la transformation. faisant des activités similaires, nous souhaiterons nous coaliser pour que nous puissons aller de l’avant par rapport au développement féminin durable et global de nos femmes et nos soeurs au nord, au centre et un peu partout en Côte d’Ivoire. Je fellicite Mme Thiam(Pdte de l’ONG Kartieca). Il faut aussi une volonté politique affichée de nos cadres et tous ceux qui peuvent nous aider surtout les partenaires au développemnt. »
 
Mme Monique Traoré, Présidente de la Fédération des Organisations Féminines pour le Dévéloppement du Grand Nord (FOFDGN) :
« Merci à Mme Thiam (Pdte de l’ONG Kartieca) pour sa disponibilité. Depuis qu’elle a intégré la FOFDGN, nous avons travaillé de façon professionnelle. C’est une dame de cœur qui est beaucoup à l’écoute de ses sœurs… »


M. Kone Drissa, Directeur de cabinet adjoint du Président de la République :

« L’Ong Kartieca est typiquement une association de productrices que nous allons appuyer parce qu’elle est d’utilité publique et elle peut être un acteur très important dans la valorisation des produits et constituée une source de revenus pour les paysannes. Je pense qu’elle peut passer à la modernisation de sa production. »


Dr. Kassoum Traore (Chercheur, ex-SG CNRA) :

« Cette initiative interpelle non seulement la région septentrionale mais toute la Côte d’Ivoire. Le problème qui est posé est un problème de volonté politique. On s’est rendu compte que la Côte d’Ivoire a valorisé des avantages comparatifs en s’appuyant sur le café et le cacao. Au nord, on ne fait que valoriser l’anacarde. Mais il y a d’autres produits dont le karité. Ailleurs (Brésil, Inde), la politique est basée sur les petites industries qui valorisent les produits locaux. Que les cadres fassent tout pour appuyer nos sœurs et nos femmes du nord pour que ce projet soit véritablement national… »


M. Alassane Diamoutene (ex-Dir. Cabinet du Ministre de l’agriculture) :

« Il y a des connaissances scientifiques et empiriques qui méritent d’être valorisées. Le processus du soumbara n’étant ni connu ni vulgarisé, il y a un travail à faire avec l’appui des autorités publiques, les instituts (exemple : IDT), les centres de recherche. Avec le soumbara, on a un produit sans ajout de produits chimiques et ayant un effet positif sur la santé. C’est un facteur de développement et de lutte contre la pauvreté des femmes et de la promotion des femmes dans les milieux ruraux. Il faut appuyer financièrement cette initiative à travers des programmes gouvernementaux, à travers des partenariats… »